Évaluation gériatrique : "Papa a chuté deux fois en trois mois" #
Par Dr Éric Maeker, Bérengère Maeker-Poquet • Publié le • Mis à jour le
Marc a trouvé son père par terre dans la cuisine, un mardi matin. Henri, 81 ans, était assis contre le réfrigérateur, les jambes écartées, une casserole renversée à côté de lui. Il souriait. “C'est rien, j'ai glissé.”
C'était la deuxième chute en trois mois.
La première fois, Marc avait voulu croire son père. “J'ai glissé sur le tapis.” Le tapis avait été retiré. Mais Henri était quand même par terre, trois mois plus tard, dans une cuisine sans tapis.
Marc a appelé le médecin traitant. Le médecin a écouté, puis a dit une phrase que Marc n'avait jamais entendue : “Il faudrait faire une évaluation gériatrique.”
Marc a raccroché. Il a tapé “évaluation gériatrique” sur son téléphone. Les premiers résultats l'ont inquiété. “Bilan complet.” “Équipe pluridisciplinaire.” “Tests cognitifs.” Il a imaginé son père assis dans un bureau blanc, face à des médecins qui lui posent des questions humiliantes. Il a imaginé un verdict : “Votre père ne peut plus vivre seul.” Il a imaginé la maison de retraite.
Ce soir-là, il a appelé sa sœur. “Le médecin veut faire un bilan gériatrique pour papa. J'ai peur de ce qu'ils vont trouver.”
✅ Elle identifie des causes cachées souvent ignorées : dépression, médicaments inadaptés, carences, isolement
✅ Elle débouche sur un plan de soins concret et personnalisé — pas sur un verdict
✅ Bénéfices prouvés : réduction des hospitalisations, amélioration de la survie, prévention des chutes et des complications
✅ Réalisée par une équipe pluridisciplinaire coordonnée par un gériatre

Si vous vivez ce que Marc a vécu — un parent qui chute, qui maigrit, qui oublie ses médicaments, qui “n'est plus tout à fait comme avant” — et si votre médecin vous parle d'évaluation gériatrique, sachez d'abord ceci : ce bilan n'est pas un tribunal. Ce n'est pas un examen qu'Henri “réussit” ou qu'il “rate.” C'est une exploration minutieuse de tout ce qui peut expliquer les difficultés de votre proche — et de tout ce qui peut être amélioré.
"Docteur, c'est quoi exactement une évaluation gériatrique ?" #
Marc a posé la question dès l'entrée dans le cabinet du gériatre. Il voulait comprendre avant que son père ne subisse quoi que ce soit.
Le gériatre a répondu simplement : “C'est un bilan de santé global. Pas juste le cœur ou les poumons — tout. Le corps, la tête, le moral, l'autonomie, l'entourage, les médicaments. Votre père a chuté deux fois. La question n'est pas 'pourquoi a-t-il chuté ?' La question, c'est 'qu'est-ce qui, dans sa vie entière, contribue à ces chutes ?' Parce que la réponse n'est presque jamais une seule chose.”
Marc a été surpris. Il s'attendait à des examens d'imagerie, à des prises de sang, à un scanner cérébral. Le gériatre lui a expliqué que tout cela pouvait être utile — mais que l'évaluation gériatrique commence par autre chose : écouter, observer, comprendre la personne dans sa globalité.
Des études ont montré que cette approche globale améliore la survie des personnes âgées suivies en ambulatoire et réduit les complications chez les personnes hospitalisées.
Que regarde le gériatre ? Les 6 domaines du bilan #
Le gériatre a expliqué à Marc : “Je vais explorer six domaines. Pas en une heure — probablement sur deux ou trois consultations. Votre père ne sera pas épuisé. Et vous pouvez rester avec lui si ça le rassure.”
1. La santé physique #
Le gériatre a commencé par un examen clinique classique — cœur, poumons, abdomen, articulations. Puis est passé à l'équilibre (Henri tenait-il debout les yeux fermés ?), la force musculaire (pouvait-il se lever d'une chaise sans les mains ?), la marche (son pas était-il régulier ou hésitant ?), la nutrition (avait-il perdu du poids ces derniers mois ?), la vue et l'audition.
Résultat pour Henri : perte de 4 kilos en six mois, une instabilité à la marche, et une tension artérielle qui chutait quand il se levait (hypotension orthostatique). “Votre père se lève le matin, sa tension descend d'un coup, et il tombe. Ce n'est pas un tapis qui manque — c'est sa tension qui le lâche.”
2. Les capacités cognitives #
Marc appréhendait cette partie. Il avait peur du mot “Alzheimer.”
Le gériatre a utilisé plusieurs tests courts — le MMS, le test des 5 mots, le test de l'horloge. Henri a obtenu 26/30 au MMS. Le gériatre a rassuré Marc : “Pour un homme avec un certificat d'études, 26/30 est normal. Il a perdu des points sur le calcul, pas sur la mémoire. C'est plutôt rassurant. Nous suivrons ces tests dans six mois pour voir comment ça évolue.”
Marc a respiré. C'était la première bonne nouvelle depuis la chute.
➜ Comprendre le score MMS : ce qu'il dit et ce qu'il ne dit pas
3. L'état psychologique #
C'est là que le bilan a basculé.
Le gériatre a posé des questions simples. “Monsieur, comment est votre moral ?” Henri a répondu : “Ça va.” Mais quand le gériatre a insisté doucement — “Dormez-vous bien ? Prenez-vous plaisir à vos activités ? Voyez-vous des amis ?” — Henri a baissé les yeux. “Depuis que Monique est partie, je ne vois plus grand monde.”
Monique, sa femme, était décédée quatorze mois plus tôt.
L'échelle de dépression gériatrique (GDS) a révélé un score évocateur de dépression modérée. Le gériatre a dit : “La dépression chez la personne âgée est très fréquente après un deuil. Elle provoque la fatigue, la perte d'appétit — et les chutes. En plus, ça peut favoriser les chutes. La tristesse fait que l'appétit est abaissé. En plus, les gens mangent moins, qu'ils dorment mal, et que leurs muscles fondent.”
4. L'autonomie quotidienne #
Le gériatre a utilisé deux échelles : l'ADL de Katz (activités de base — se laver, s'habiller, manger) et l'IADL de Lawton (activités complexes — téléphoner, gérer ses finances, prendre ses médicaments, faire les courses).
Henri se débrouillait encore pour les activités de base. Mais les activités complexes étaient dégradées : il ne prenait plus ses médicaments correctement (il oubliait le soir, doublait le matin), il ne faisait plus ses courses (il commandait des pizzas), et il n'ouvrait plus son courrier depuis deux mois.
“Les activités instrumentales baissent en premier. C'est un signal précoce. Si nous agissons maintenant, nous pouvons améliorer les choses. Qu'en pensez-vous ?”
5. L'environnement social #
Le gériatre a demandé à Henri : “Qui voyez-vous dans une semaine ?” Henri a compté sur ses doigts. Le facteur. La pharmacienne. Marc, le dimanche.
Trois personnes en une semaine.
Avant le décès de Monique, Henri jouait aux cartes le mardi, allait au marché le jeudi, déjeunait avec des amis le samedi. Tout avait disparu en quatorze mois. L'isolement social est un facteur de fragilité aussi puissant qu'une maladie chronique. Le gériatre l'a dit clairement : “L'isolement, c'est pire que de fumer ! Nous allons explorer plus avant si vous êtes d'accord.”
6. Les traitements médicamenteux #
Henri prenait sept médicaments par jour. Le gériatre les a passés en revue un par un — c'est la “revue des thérapeutiques”, une étape essentielle de toute évaluation gériatrique.
Résultat : deux somnifères (sur deux ordonnances de deux médecins différents), un antihypertenseur (qui convenait au départ, mais qui maintenant provoquait l'hypotension orthostatique et les chutes), un médicament pour l'estomac devenu inutile, et trois médicaments nécessaires. L'observance est évaluée, c'est le suivi des prescriptions au jour le jour.
Le gériatre a résumé : “Henri, vous prenez sept médicaments. Trois sont essentiels. Un est maintenant trop dosé vu votre âge. Deux pourraient être arrêtés ou remplacés. Et un agit contre un autre. Que pensez-vous de simplifier tout ça ? Si par exemple je vous propose… Seriez-vous d'accord avec ça ?”
Marc a dit : “Personne n'avait jamais regardé l'ensemble ?”
Le gériatre a répondu : “Si le médecin traitant. Seulement, chaque spécialiste voit son domaine. Le cardiologue prescrit pour le cœur et la tension artérielle. Le rhumatologue cible pour les articulations. Faire une analyse fine quand l'âge avance est typiquement la plus-value des gériatres. Nous apprécions le tableau complet et parfois suggérons des adaptations. C'est exactement grâce à l'évaluation gériatrique que nous pouvons faire ces propositions.”
Le plan de soins : ce qui a changé pour Henri #
Deux semaines après l'évaluation, le gériatre a convoqué Marc pour lui présenter le plan de soins personnalisé. C'est l'aboutissement de l'EGS — pas un diagnostic, mais une feuille de route.
Ce qui a été fait :
Le traitement antihypertenseur a été réduit — la tension d'Henri ne chutait plus au lever et les chiffres au quotidien restaient dans la bonne cible. Les deux somnifères ont été diminués progressivement. Henri envisageait leur arrêt prochainement. Il dormait moins longtemps mais mieux, et surtout il ne titubait plus le matin. Le médicament pour l'estomac a été stoppé sans problème. Un traitement antidépresseur a été initié — adapté à son âge, à faible dose, avec un suivi rapproché. Une supplémentation en vitamine D et en protéines a été prescrite pour lutter contre la perte musculaire. Un kinésithérapeute a commencé des séances d'équilibre et de renforcement — deux fois par semaine. L'assistante sociale a orienté Henri vers un accueil de jour une fois par semaine pour rompre l'isolement.
Ce qu'Henri a compris :
“Le gériatre n'a pas trouvé une seule maladie. Il a trouvé six problèmes — dépression, isolement, médicaments à adapter, hypotension, carence en vitamine D, perte musculaire. Chacun, pris isolément, semblait mineur. Mais les six ensemble, ça me faisait tomber.”
Quand demander une évaluation gériatrique ? #
Henri regrette de ne pas avoir consulté plus tôt. “Si j'avais su après la première chute, j'aurai gagné trois mois.”
Le gériatre lui a donné une règle simple : “Consultez si vous remarquez un changement. Pas une maladie — un changement.”
Les situations qui justifient un bilan :
Votre parent a chuté deux fois ou plus en un an. Il a perdu du poids sans raison apparente (plus de 2 kilos en trois mois). Il oublie ses médicaments, ses rendez-vous, ou répète les mêmes questions. Il a été hospitalisé récemment et “n'est plus le même” depuis. Il prend cinq médicaments ou plus chaque jour. Il sort de moins en moins, voit de moins en moins de monde. Son humeur a changé — il est plus triste, plus irritable, plus apathique. Il a du mal à gérer ses finances, son courrier, ses courses.
Plusieurs études ont démontré l'importance de détecter la fragilité le plus tôt possible — avant que les complications ne s'installent.
Comment se déroule concrètement le bilan ? #
Henri appréhendait le déroulement. Il imaginait une journée entière d'examens. La réalité l'a surpris.
Première consultation (la plus longue) : entretien avec le gériatre, en présence de Marc (avec l'accord d'Henri évidemment !). Le gériatre a posé des questions sur l'histoire de vie d'Henri, ses habitudes, ses inquiétudes, ses médicaments. Puis examen physique ciblé : marche, équilibre, tension debout/couché, force musculaire. Enfin, analyse des pr examens disponibles (biologie, imagerie).
Deuxième consultation (plus ciblée) : son contenu peut varier selon les résultats de la première consultation, tests cognitifs (MMS, 5 mots, horloge), évaluation de l'humeur (échelle de dépression gériatrique), évaluation de l'autonomie (ADL, IADL). Cette consultation peut aussi être réalisée en partie par un neuropsychologue.
Troisième consultation (suivi des problématiques, annonce) : résultats, synthèse, plan de soins. Le gériatre a pris le temps d'expliquer chaque résultat à Henri et à Marc ensemble.
Le gériatre a ajouté : “Chez certaines personnes, le bilan est plus court. Chez d'autres, il nécessite des examens complémentaires — prise de sang, imagerie. Chaque évaluation est adaptée à la personne.”
Ce que le bilan ne fait pas #
Marc avait une peur que beaucoup d'aidants partagent : “Est-ce qu'après le bilan, ils vont me dire qu'il faut mettre papa en EHPAD ?”
Le gériatre a répondu : “L'évaluation gériatrique ne décide rien à votre place. Elle vous donne des informations et des recommandations. La décision reste celle de votre père et de votre famille.”
L'EGS n'est pas un verdict. Elle ne “note” pas votre parent. Elle ne le classe pas “apte” ou “inapte.” Elle identifie des problèmes et propose des solutions — certaines simples (arrêter un médicament), d'autres plus étendues (organiser des aides à domicile). La finalité est toujours la même : préserver l'autonomie le plus longtemps possible.
Henri l'a résumé à sa façon, six mois plus tard : “Le gériatre ne m'a pas dit ce que je ne pouvais plus faire. Il m'a montré ce que je pouvais encore faire — et comment le faire mieux.”
Questions fréquentes
Combien de temps dure une évaluation gériatrique complète ?
Tout dépend des situations et des centres, 1h à 4h au total le plus souvent, réparties sur plusieurs consultations espacées. Cette répartition évite la fatigue. Première consultation : entretien + examen physique. Deuxième consultation : tests cognitifs + évaluation autonomie + humeur + autres tests selon les repérages. Troisième consultation : résultats et plan de soins. Le gériatre adapte le rythme à chaque personne.
L'évaluation gériatrique est-elle remboursée ?
Oui, si elle est réalisée par un gériatre conventionné. En secteur 1, le remboursement est au tarif de base de la Sécurité Sociale (70%, complément par la mutuelle). En secteur 2, des dépassements d'honoraires sont possibles. La consultation longue est souvent appliquée. En hôpital de jour gériatrique, le bilan est entièrement pris en charge. Demandez à votre médecin traitant de vous orienter — c'est lui qui coordonne le parcours de soins.
Mon parent refuse le bilan gériatrique. Que faire ?
Cherchez le “pourquoi” du refus — votre parent a peut-être peur du verdict, peur de perdre son indépendance, ou simplement peur de l'inconnu. Expliquez ce que le bilan est vraiment : “Le médecin va regarder tes médicaments, ton équilibre, ta tension — pour que tu restes chez toi le plus longtemps possible.” Proposez d'y aller ensemble. Si le refus persiste, une visite à domicile (équipe mobile de gériatrie) est souvent mieux acceptée. Et dans tous les cas, vous pouvez consulter le gériatre seul(e) pour obtenir des conseils.
Quelle différence entre l'évaluation gériatrique et la consultation chez le médecin traitant ?
Le médecin traitant est essentiel — il connaît votre parent depuis longtemps, suit les maladies chroniques, renouvelle les ordonnances. L'évaluation gériatrique est complémentaire et s'inscrit dans une spécialité médicale à part entière. Elle prend entre 1 à 4 heures au total, explore 6 domaines (physique, cognitif, psychologique, autonomie, social, médicaments), utilise des tests standardisés, et aboutit à un plan de soins personnalisé.
À partir de quel âge faut-il faire une évaluation gériatrique ?
Il n'y a pas d'âge seuil. L'EGS est indiquée quand il y a un changement — pas un anniversaire. Certaines personnes de 70 ans en ont besoin (après une hospitalisation, des chutes, une perte d'autonomie). D'autres de 85 ans sont en pleine forme. L'âge ne résume pas tout — c'est la situation. En pratique, la plupart des évaluations concernent des personnes de 75 ans et plus. Mais si votre parent de 68 ans chute et perd du poids, consultez.
À retenir #
Marc a rappelé six mois plus tard.
Henri allait mieux. Pas parfaitement — il avait 81 ans et restait fragile. Les chutes avaient cessé. Il avait repris trois kilos. Il allait à l'accueil de jour le mercredi et y avait retrouvé un ancien collègue. Il dormait sans somnifères. Et il avait recommencé à ouvrir son courrier.
“Le gériatre a trouvé six problèmes et proposé un plan. Ça porte ses fruits. D'ailleurs, son médecin traitant était ravi d'avoir reçu autant d'informations sur Henri. Il m'a dit que ça lui simplifiait la vie.”
Ce qui a le plus frappé Marc ? “J'avais peur que le bilan soit un verdict. Que quelqu'un me dise 'votre père doit aller en maison de retraite.' C'était le contraire. Le bilan a permis à papa de rester chez lui.”
Un mardi matin, Henri a glissé dans la cuisine. Il s'est rattrapé à la table. Il ne s'est pas retrouvé par terre. Il a souri : “Tu vois ? Le kiné, ça sert.”
Commencez par une seule chose : parlez-en à votre médecin traitant. Demandez une évaluation gériatrique. Ce bilan n'est pas un tribunal — c'est une boîte à outils.
1. Notez les changements observés depuis quelques mois (chutes, poids, humeur, autonomie)
2. Parlez-en à votre médecin traitant — il peut orienter vers un gériatre
3. Préparez la consultation : apportez la liste de tous les médicaments, les ordonnances, les courriers médicaux
4. Accompagnez votre proche si possible — votre observation est précieuse pour le gériatre
5. Après le bilan : suivez le plan de soins et planifiez une réévaluation dans 3 à 6 mois
Où consulter ? En consultation libérale de gériatrie, en hôpital de jour gériatrique (bilan complet en une journée), ou via une équipe mobile de gériatrie qui se déplace à domicile.
Associations d'aide :Association Emp@thies, France Alzheimer, votre CCAS (Centre Communal d'Action Sociale).
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Références médicales et scientifiques #
Pour les professionnels de santé :
Ressources complémentaires :
- Association Emp@thies : empathies.fr
Sources scientifiques :
- . The Association between Frailty and All-Cause Mortality in Community-Dwelling Older Individuals: An Umbrella Review.J Frailty Aging. 2021;10(4):320-326. doi: 10.14283/jfa.2021.20.
[PMID: 34549245] [DOI: 10.14283/jfa.2021.20] [ScienceDirect] - . Comprehensive geriatric assessment in primary care: a systematic review.Aging Clin Exp Res. 2020 Feb;32(2):197-205. doi: 10.1007/s40520-019-01183-w. Epub 2019 Apr 9.
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