Sorties en plein air6 idées pour profiter dehors avec votre proche âgé #

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Catherine, 54 ans, vit à Annecy. Depuis deux ans, sa mère Lucienne, 82 ans, habite avec elle. Alzheimer stade modéré. Les journées se ressemblent : télévision, repas, sieste, télévision. Lucienne ne demande plus à sortir. Elle qui adorait son jardin, ses rosiers, ses après-midi au bord du lac.

Un samedi de mai, Catherine craque. « Maman, on sort. » Lucienne résiste d'abord : « Non, je suis fatiguée. Il fait froid. » Il fait 22 degrés. Catherine insiste doucement, l'aide à enfiler un gilet, et la conduit jusqu'au banc du jardin, à trois mètres de la porte.

Ce qui se passe alors, Catherine se le rappelle encore aujourd'hui, mot pour mot.

Lucienne lève le visage vers le soleil, ferme les yeux, inspire profondément. « Ça sent bon », murmure-t-elle. Un merle chante dans le cerisier. Lucienne sourit. « Écoute, Catherine. Écoute comme c'est joli. » Pendant vingt minutes, elles restent là, en silence, à regarder les nuages dessiner l'instant.

Ce soir-là, pour la première fois depuis des mois, Lucienne s'endort paisiblement.

Catherine a compris l'essentiel : une sortie se mesure en présence, plus qu'en kilomètres. Parfois, trois mètres suffisent.

 
 

Vous avez peut-être renoncé aux sorties : trop d'efforts, trop de risques, et ce sentiment que « ça ne sert plus à rien ». Cette fatigue et ce découragement sont normaux, surtout quand la maladie progresse. Ce guide vous propose six idées simples pour retrouver, dehors et à deux, des moments de plaisir partagé, sans pression et à votre rythme.

 

Sorties en plein air : 6 idées pour profiter dehors avec votre proche âgé - maeker.fr

 

Pourquoi sortir est si important pour nos aînés ? #

La lumière naturelle, l'air frais, les sons de l'extérieur agissent sur le cerveau de façon mesurable. Le soleil stimule la production de vitamine D et régule les cycles de sommeil. Les stimulations sensorielles variées (odeurs, textures, températures) activent des zones cérébrales que l'environnement intérieur, le plus souvent identique, laisse en sommeil.

Pour une personne atteinte d'une maladie de la mémoire, les recherches scientifiques disponibles suggèrent des bénéfices encore plus nets. La nature apaise l'anxiété, réduit l'agitation (voir aussi notre article sur adapter l'environnement pour réduire l'agitation), et peut faire émerger des souvenirs enfouis. Lucienne ne se souvient plus du nom de ses petits-enfants. L'odeur du lilas, pourtant, lui rappelle instantanément le jardin de son enfance. Son père. Son vélo. Les outils.

Et pour vous, aidant, ces moments dehors sont une respiration. Sortir ensemble, c'est rompre la routine, partager autre chose que les soins, retrouver une complicité simple. Si vous vous sentez épuisé, pensez à faire le test sur l'épuisement des aidants. Il peut vous aider à évaluer votre propre état.

Catherine le résume en ces mots : « Dedans, je suis l'aidante. Dehors, je redeviens sa fille. »

Les 6 clés d'une sortie réussie #

1. La promenade, même toute petite #

Une « sortie » évoque souvent une vraie balade. La réalité est plus simple. Pour Lucienne, les premières sorties se limitaient au tour du jardin. Dix minutes, pas plus. Puis quinze. Puis une demi-heure jusqu'au parc voisin.

Ce que ça apporte : marcher stimule la circulation, maintient la musculature, et offre un défilement visuel qui capte l'attention. Observer un chat, un enfant qui joue, une fleur qui s'ouvre : autant de micro-événements qui nourrissent la conversation.

Comment adapter :

  • Si votre proche marche difficilement, proposez-lui de l'accompagner avec un fauteuil roulant et promenez-le
  • Prévoyez des pauses fréquentes : un banc tous les 100 mètres est idéal
  • Choisissez des chemins plats, sans obstacles (racines, pavés disjoints)
  • Évitez les heures de forte chaleur en été et le froid vif en hiver

Si votre proche refuse malgré tout, ce refus exprime souvent une peur, une fatigue ou une gêne restée sans mots. Reformuler l'invitation plus tard porte mieux que d'insister.

L'astuce de Catherine : « Je lui dis qu'on va chercher le courrier, ou voir si les tulipes ont fleuri. Un petit objectif concret, ça nous motive. »

Alternative si sortir est impossible : ouvrez grand la fenêtre, installez votre proche face à l'extérieur. Même passive, cette exposition au dehors fait du bien.

2. Le jardinage adapté #

Lucienne avait la main verte. Aujourd'hui, elle ne peut plus entretenir seule un jardin. Ses mains se souviennent. Catherine lui a confié une mission : remplir les jardinières du balcon.

Ce que ça apporte : toucher la terre, sentir les plantes, voir pousser ses propres semis procure un sentiment d'utilité et de connexion avec le vivant. Le jardinage sollicite la mémoire procédurale (les gestes appris), qui résiste longtemps aux troubles cognitifs.

Dans le documentaire Le Potager de mon grand-père (Martin Esposito, 2016), Vincent, 85 ans, veuf récent, retrouve goût à la vie dans son jardin provençal. Son petit-fils vient l'aider, apprendre, partager. Le jardin reste un espace de vie, de transmission et de sens, bien au-delà d'une thérapie au sens médical. D'autres films racontent ce même passage du temps : notre sélection sur le vieillissement et celle consacrée à la maladie d'Alzheimer rassemblent ceux qui ouvrent une conversation en famille. Un film partagé le dimanche soir en apprend parfois autant qu'une consultation.

Activités adaptées : arroser avec un petit arrosoir léger, rempoter dans des bacs surélevés (évite de se baisser), cueillir tomates cerises ou herbes aromatiques, arracher les mauvaises herbes, ou simplement toucher et sentir les feuilles et les fleurs.

Conseil pratique : installez des bacs de jardinage à hauteur de taille si votre proche est en fauteuil ou a du mal à se baisser. Les jardineries proposent des modèles sur pieds très pratiques. En automne, ramasser les feuilles mortes peut devenir un jeu. En hiver, observer les oiseaux qui viennent picorer les graines déposées la veille.

3. L'observation des oiseaux #

Un matin, Catherine a installé une mangeoire dans le jardin. Elle ne s'attendait pas à ce que cela devienne le rendez-vous préféré de sa mère.

Chaque jour maintenant, Lucienne guette « ses oiseaux ». Les noms lui échappent. Elle les reconnaît d'un coup d'œil : uge est revenu ! Et le petit gris avec la tête noire ! » Elle s'inquiète quand la mangeoire est vide, rappelle à Catherine de la remplir.

Ce que ça apporte : observer les oiseaux est une activité contemplative qui apaise, structure le temps (les oiseaux viennent à heures régulières), et donne un sentiment de responsabilité (« ils comptent sur moi »).

Comment s'y mettre :

  • Installez une mangeoire visible depuis la fenêtre ou le fauteuil de jardin
  • Choisissez des graines de tournesol, appréciées de nombreuses espèces
  • Imprimez ou achetez un petit guide des oiseaux de France avec photos
  • Créez ensemble un « carnet d'observation » : quels oiseaux sont venus aujourd'hui ?

En France, vous verrez facilement : mésanges (bleues, charbonnières), moineaux, merles, rouges-gorges, pinsons, tourterelles. Au printemps et en été, les hirondelles et martinets offrent un spectacle aérien fascinant.

Avec une personne atteinte d'une maladie de la mémoire, le langage non verbal (un sourire, un geste vers la mangeoire, un regard complice) compte autant que les mots. Et si votre proche aime la musique, notre article sur la musicothérapie montre comment combiner stimulation sensorielle et bien-être.

L'astuce : les oiseaux sont plus actifs tôt le matin et en fin d'après-midi. Parfait pour structurer la journée.

4. Les sorties qui ravivent les souvenirs #

Un dimanche, Catherine a emmené sa mère au marché de la vieille ville. Lucienne y allait chaque semaine pendant quarante ans. En approchant des étals, son regard s'est allumé.

« Les fromages de Savoie… J'achetais souvent la tomme ici. »

Elle a reconnu un commerçant, l'a salué par son prénom. Lui aussi l'a reconnue. « Madame Lucienne ! Ça fait longtemps ! » Pendant dix minutes, ils ont parlé. Catherine pleurait discrètement derrière ses lunettes de soleil.

Ce que ça apporte : les lieux familiers peuvent faire resurgir des souvenirs que vous croyiez perdus. L'odeur du pain chaud, le brouhaha du marché, une mélodie jouée par un musicien de rue : ces stimulations sensorielles ouvrent des portes dans la mémoire.

Idées de sorties : le marché du village ou du quartier, un parc où votre proche se promenait autrefois, le bord d'un lac, d'une rivière ou de la mer, une guinguette ou un café de village, une fête locale, une brocante. Pour les personnes qui aimaient le sport : un match local ou une partie de pétanque en spectateur, l'ambiance suffit.

Conseil : privilégiez les moments calmes. Un marché à 8h du matin sera moins fatigant qu'à 11h en pleine affluence. Une plage en semaine plutôt qu'un dimanche d'août.

5. Anticiper la sécurité, surtout avec des troubles cognitifs #

Catherine a appris à ses dépens. Un jour, elle a tourné le dos trente secondes pour payer des légumes. Lucienne avait disparu. Trois minutes de panique absolue avant de la retrouver devant la boulangerie, « parce que ça sentait bon le pain ».

Les risques à anticiper :

  • Déambulation : une personne vivant avec une maladie de la mémoire peut s'éloigner sans prévenir, se perdre
  • Chutes : terrain irrégulier, fatigue, baisse d'attention
  • Déshydratation et coup de chaleur : les personnes âgées ressentent moins la soif et la chaleur (voir notre guide canicule et personnes âgées)
  • Confusion : un environnement nouveau peut désorienter

Solutions pratiques :

  • Rester auprès de votre proche en permanence, même une minute
  • Lui faire porter un bracelet ou médaillon avec nom et numéro de téléphone
  • Choisir des lieux clos ou facilement surveillables (jardin clôturé, parc sans issue)
  • La soif s'émousse avec l'âge : le corps réclame moins, alors qu'il perd autant. Proposez un verre toutes les demi-heures dehors, avant même que votre proche le demande.
  • Prévoir un chapeau, de la crème solaire et une bouteille d'eau en été
  • Connaître les limites de fatigue de votre proche et rentrer avant qu'il ne soit épuisé

L'astuce de Catherine : « Je prends chaque matin une photo de Maman, avec ses vêtements du jour. Si elle se perdait, je pourrais la décrire précisément. »

En appartement sans jardin : le balcon, même petit, peut devenir un espace extérieur sécurisé. Sinon, repérez les parcs et squares à proximité avec des bancs ombragés.

6. Sortir par tous les temps #

Vous attendez peut-être le « beau temps » pour sortir. Seulement, en France, sortir uniquement par grand soleil revient à rester enfermé six mois par an.

Catherine a acheté une grande cape de pluie pour sa mère. Maintenant, elles sortent aussi sous la bruine. Lucienne adore. « Ça sent la terre mouillée », dit-elle en inspirant profondément. Le bruit des gouttes sur le parapluie l'apaise.

Ce que ça apporte : chaque météo offre des sensations différentes. La pluie a son odeur, le pétrichor, cette senteur de terre mouillée qui monte après l'averse. Elle a aussi son rythme et sa fraîcheur. L'automne a ses couleurs flamboyantes. L'hiver, même froid, offre une lumière particulière et le plaisir de rentrer se réchauffer.

Au printemps et en été, évitez les heures chaudes (12h-16h) : chapeau, crème solaire et eau sont indispensables, et les endroits ombragés préférables. En automne, les couleurs flamboyantes offrent un spectacle sensoriel incomparable : ramasser des feuilles ou des châtaignes devient une activité à part entière. En hiver, des sorties courtes et régulières suffisent : bonnet, écharpe, gants. Parfois, une simple balade en voiture avec un arrêt pour contempler le paysage enneigé fait la sortie du jour. Les jours de pluie, un porche ou une véranda permettent d'écouter tomber l'averse à l'abri. Une sortie courte sous le parapluie suffit aussi, pour sentir l'air frais et l'odeur de la terre mouillée.

L'astuce de Catherine : « Je regarde la météo le soir pour le lendemain. Si c'est nuageux sans être froid, je prépare les manteaux à l'avance. Comme ça, le matin, la sortie est déjà décidée : je n'ai plus à convaincre. »

Même cinq minutes dehors valent mieux que rien. Le cerveau et le corps ont besoin de ce contact avec l'extérieur, quelle que soit la saison.

 

Questions fréquentes #

Mon parent refuse catégoriquement de sortir, que faire ?

Laissez la porte ouverte, sans forcer. Commencez par ouvrir les fenêtres, l'installer près d'une baie vitrée. Proposez des objectifs concrets et rassurants : « Allons juste sur le balcon voir si les fleurs ont soif. » Respectez les refus et reproposez régulièrement. Parfois, un jour, sans raison apparente, votre proche acceptera.

Mon proche est en fauteuil roulant, quelles activités sont possibles ?

Presque toutes ! La promenade en fauteuil permet d'observer, de sentir l'air, de croiser du monde. Le jardinage en bacs surélevés reste accessible. L'observation des oiseaux, l'écoute de la nature, les sorties au marché : tout cela est possible en fauteuil. L'important est d'adapter le rythme et de choisir des chemins praticables.

J'ai peur que mon proche se perde ou s'éloigne, comment gérer ?

Gardez-le constamment à l'œil. Choisissez des environnements clos (jardin clôturé, cour intérieure). Faites-lui porter un bracelet d'identification avec votre numéro. Certaines associations proposent des dispositifs de géolocalisation. Informez les voisins et commerçants du quartier de la situation : ils peuvent devenir des alliés précieux.

Combien de temps peut durer une sortie ?

Chaque personne a sa propre durée. Observez votre proche : dès qu'il montre des signes de fatigue, d'agitation ou de confusion, rentrez. Mieux vaut une sortie de 10 minutes réussie qu'une heure épuisante. Avec le temps, vous apprendrez à reconnaître sa “fenêtre” d'endurance.

Mon parent vit en EHPAD, peut-il profiter de sorties extérieures ?

Absolument, et c'est même recommandé. Beaucoup d'EHPAD disposent d'un jardin thérapeutique, un espace extérieur sécurisé et pensé pour la promenade, les odeurs et le toucher. Lors de vos visites, proposez une promenade dans le parc de l'établissement ou aux alentours. Prévenez l'équipe soignante et demandez si des sorties accompagnées sont possibles. Ces moments hors des murs sont précieux, et nos autres guides d'accompagnement au quotidien donnent d'autres pistes pour entretenir ce lien avec le dehors.

 

À retenir : dehors, ensemble, simplement #

Six mois ont passé depuis la première sortie au jardin. Catherine et Lucienne ont maintenant leurs rituels. Le café du matin sur le balcon quand il fait doux. La promenade du dimanche jusqu'au parc aux canards. Le marché du mercredi, à l'heure calme.

La maladie de Lucienne progresse, certes, doucement, inexorablement. Leur façon de la traverser a changé. Ces moments dehors ont créé des îlots de bonheur dans le quotidien de la maladie. Des instants où Lucienne n'est plus « la malade » et Catherine plus « l'aidante ». Juste une mère et sa fille, assises sur un banc, regardant passer les nuages.

« L'autre jour, raconte Catherine, on était au bord du lac. Maman a dit : 'C'est beau, hein ?' Et puis : 'Je suis contente que tu sois là.' Elle a oublié la phrase cinq minutes après. Moi, je m'en souviendrai toute ma vie. »

La nature laisse la maladie d'Alzheimer suivre son cours. Elle offre pourtant ce que quatre murs retiennent : des moments de grâce, de connexion, de vie.

Sortez. Même cinq minutes. Même jusqu'au banc du jardin. Votre proche en a besoin. Et vous aussi.

Références #

  • Murroni V, Cavalli R, Basso A, Borella E, Meneghetti C, Melendugno A, Pazzaglia F. Effectiveness of Therapeutic Gardens for People with Dementia: A Systematic Review.Int J Environ Res Public Health. 2021 Sep 12;18(18):9595. doi: 10.3390/ijerph18189595.
    [PMID: 34574519] [PMCID: 8469939] [DOI: 10.3390/ijerph18189595] [ScienceDirect]
  • Ng L, Oliver E, Laver K. Beyond garden design: A review of outdoor occupation in hospital and residential care settings for people with dementia.Aust Occup Ther J. 2023 Feb;70(1):97-118. doi: 10.1111/1440-1630.12826. Epub 2022 Jun 30.
    [PMID: 35773964] [DOI: 10.1111/1440-1630.12826] [ScienceDirect]
  • Whear R, Coon JT, Bethel A, Abbott R, Stein K, Garside R. What is the impact of using outdoor spaces such as gardens on the physical and mental well-being of those with dementia? A systematic review of quantitative and qualitative evidence.J Am Med Dir Assoc. 2014 Oct;15(10):697-705. doi: 10.1016/j.jamda.2014.05.013. Epub 2014 Jul 15.
    [PMID: 25037168] [DOI: 10.1016/j.jamda.2014.05.013] [ScienceDirect]
  • Tretteteig S, Vatne S, Rokstad AMM. The influence of day care centres designed for people with dementia on family caregivers - a qualitative study.BMC Geriatr. 2017 Jan 5;17(1):5. doi: 10.1186/s12877-016-0403-2.
    [PMID: 28056843] [PMCID: 5216603] [DOI: 10.1186/s12877-016-0403-2] [ScienceDirect]
  • Esposito M. Le Potager de mon grand-père [documentaire]. Jupiter Films, 2016.
 
 
À propos des auteurs

Dr Eric MAEKER
Dr Eric MAEKER
Médecin Gériatre
Médecin gériatre et psychogériatre, spécialisé en soins palliatifs gériatriques. Fondateur et président de l'association Emp@thies dédiée à l'humanisation des soins. Membre de comités pédagogiques de diplômes universitaires à Sorbonne Université. Auteur de publications scientifiques sur l'empathie médicale, les troubles neurocognitifs et la communication thérapeutique. Directeur de plus de vingt mémoires universitaires.
Bérengère MAEKER-POQUET
Bérengère MAEKER-POQUET
Infirmière Diplômée d'État
Infirmière diplômée d'État avec plus de quinze ans d'expérience hospitalière. Co-fondatrice et secrétaire de l'association Emp@thies. Co-auteure de publications scientifiques sur l'empathie médicale, l'annonce diagnostique et les soins centrés sur la personne. Formatrice en soins relationnels et accompagnement humaniste des personnes âgées.

 

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